06 mai 2009
Cauchemars de fées
Je suis tombé sur « Brother Grimm » de Craig Russell en faisant une recherche sur les histoires de tueurs en série, suite à ma lecture de la série des « Dexter ».
Pour résumer rapidement, Jan Fabel, responsable de l'escouade des homicides d'Hambourg (en Allemagne) enquête sur une série de meurtres où les victimes sont placées de façon à faire référence à l'un des nombreux contes de fées recensés plusieurs siècles auparavant par Whilelm et Jacob Grimm.
Je dois dire que j'ai rarement été autant subjugué par une histoire de tueurs en série. L'intrigue nous tient constamment en haleine, le tueur est un être extrêmement intelligent et d'un sadisme assez impressionnant. Je ne recommanderais pas ce roman aux coeurs sensibles, certaines scènes, dont la finale, pourraient vraiment vous indisposer.
Que dire de plus, sinon que c'est l'une de mes plus belles découvertes littéraires de 2009? Un excellent roman policier basé sur une idée originale, un mélange explosif!
Seul petit bémol : comme l'action se passe en Allemagne, tous les termes techniques (en rapport avec les forces policières) sont en allemand. Il peut donc être difficile de comprendre de qui ou de quoi il est question, mais on passe facilement par-dessus tant il est impossible d'abandonner la lecture!
Un très solide 9.5 signets sur 10
28 juillet 2008
Univers parallèles 101
Aujourd'hui, juste pour vous, un petit cours sur quelques concepts de science-fiction!
Utopie : fiction dépeignant un monde idéale, habituellement dans un endroit retiré. François Rabelais est l'un des premiers écrivains à avoir proposé une Utopie.
Dystopie : fiction mettant en scène un futur désastreux pour l'humanité, et mettant habituellement en scène une société totalitaire. « 1984 » d'Orwell, « Farenheit 451 » de Bradbury et « Le meilleur des mondes » d'Huxley, sont les romans dystopiques les plus connus.
Uchronie : fiction basée sur une révision de certains événements historiques. Par exemple : que ce serait-il passé si Napoléon avait gagné à Waterloo? « SS-GB » de Len Deighton (en version française chez Alire) est un parfait exemple d'uchronie.
Vous avez probablement deviné de quel roman je veux vous parler aujourd'hui!
« Novembre 1941. Depuis la capitulation de la Grande-Bretagne, l'armée allemande et sa bureaucratie tentaculaire ont pris possession du pays tout entier.
À Scotland Yard, le commissaire principal Douglas Archer, qui a perdu sa femme pendant les derniers bombardements, poursuit sans enthousiasme son travail sous les ordres du Gruppenführer Fritz Kellerman.
Lors d'une enquête de routine sur la mort d'un antiquaire, il découvre l'existence d'étranges tractations entre l'armée allemande et des membres influents de la Résistance. Quand le Standartenführer Huth, un proche de Himmler, arrive expressément de Berlin pour superviser l'enquête, Archer comprend qu'il a mis le doigt sur quelque chose de bien plus gros qu'il ne l'imaginait, quelque chose qui pourrait faire basculer le destin de l'ensemble du monde libre. » (Tiré de la quatrième de couverture)
Je ne peux pas dire que j'ai détesté ce livre, puisque je l'ai lu jusqu'à la fin. Mais ce roman d'espionnage n'a pas su m'accrocher sérieusement, et je n'arrive pas tout à fait à comprendre pourquoi. Il a été publié pour la première fois en 1978 (!), et pourtant, le style et l'histoire elle-même sont intemporels, et le tout est très bien écrit. Je n'ai pas eu d'empathie particulière pour le personnage principal, qi collabore par désœuvrement avec l'armée allemande. De plus, les très nombreuses références à la hiérarchie de l'armée allemande et du régime Nazi ont quelque peu ralentis ma lecture.
Mais bon, il reste que ce roman est un parfait exemple d'uchronie, et pour cela, je lui donne un 3 signets sur cinq.
17 juillet 2008
Il fallait creuser le sujet!
Habituellement, je me méfie énormément des tentatives de marketing sauvage qui ont cours dans le milieu des livres. Et avec raison!
Le dernier livre que j'ai lu était publié par l'éditeur qui avait découvert Harry Potter. Vous vous rendez-compte? Le même monsieur qui a fait un paquet d'argent avec une excellente série de livres tente à nouveau de nous amadouer en se vantant sans vergogne d'avoir découvert une autre perle littéraire! Incroyable! Et en plus, sur la couverture, une petite bulle m'apprend qu'Anne Robillard, l'une des écrivaine que j'exècre le plus en ce moment (je vous expliquerai pourquoi dans un billet éventuel) affirme que c'est un très bon bouquin! Wow!
Mais bon, puisqu'une collègue de travail, connaissant mes goûts littéraires m'a demandé si je l'avais lu et ce que j'en pensais, et puisque, nonobstant (wow, que de vocabulaire aujourd'hui, je suis en feu!) ces envolées éditoriales, le quatrième de couverture avait piqué ma curiosité, je me suis lancé dans la lecture de « Tunnels » (en traduction française, disponibilité en bibliothèque oblige...) de MM. Roderick Gordon et Brian Williams.
J'imagine qu'à ce stade, vous êtes anxieux de savoir ce que j'en ai pensé? Eh bien, je ne suis pas sûr moi-même de le savoir!
Une chose est sûre, si vous croyez avoir entre les mains un héritier littéraire d'Harry Potter, détrompez-vous! Ce livre ne doit en aucun cas tomber entre les mains de vos enfants! À moins que les cauchemars récurrents ne vous tentent vraiment, cela dit!
Non pas que ces deux auteurs se rapprochent de Stephen King ou de Clive Barker en terme d'horreur... Non, c'est surtout que l'atmosphère du roman est extrêmement sombre et légèrement claustrophobique. En gros, le roman raconte les aventures de Will Burrow, un jeune adolescent londonien, qui partage une passion avec son père : les tunnels! Eh oui, papa et fiston Burrow sont des amateurs de trous et de galeries souterraines en tout genre. Et lorsque le Dr Burrow disparaît dans les profondeurs de la terre, le jeune Burrow n'a de cesse de le retrouver.
Et laissez moi vous dire que comme les tunnels que creusent nos amis, ce livre est sombre, extrêmement sombre. Le héros et ses acolytes en voient de toutes les couleurs (mais surtout du noir!). Il y a des gens qui meurent, des amis abandonnés, des trahisons, et de trop rares lueurs d'espoir. Même l'épilogue, qui ouvre définitivement la porte à une suite, est d'une brutalité surprenante...
Bref, coeurs sensibles s'abstenir, et ne pas lire un jour de pluie!
Je lui donne tout de même 3 signets sur 5, surtout pour la qualité de l'intrigue et pour le style, qui rendent la lecture assez fluide, malgré la noirceur de l'atmosphère.
Bonne lecture!