Quatrième de couverture

Des critiques, des coups de coeur, des suggestions, mais surtout, des livres, des livres et encore des livres!

01 juin 2009

Conte gothique

Qu'arrive-t-il lorsqu'on prend le talent de conteur de Neil Gaiman, qu'on y ajoute une touche d'« Alice au pays des Merveilles », un soupçon de l'imaginaire de Tim Burton et un gramme de l'atmosphère d'Edgar Allan Poe?

« Coraline »! Il s'agit du titre d'un conte de Gaiman (également porté à l'écran en « stop motion », pour la première fois filmé en 3D). J'avais lu « American God » et « Stardust », deux romans qui étaient très différents l'un de l'autre et je ne savais trop à quoi m'attendre.

Disons le d'entrée de jeu, j'ai été séduit par l'univers de « Coraline ». Les personnages sont attachants, un peu bizarres ou carrément épeurants (l'autre-mère et l'autre-père sont particulièrement traumatisants!)

L'action est relativement simple : Coraline Jones, une jeune fille d'environ neuf ans, emménage dans une nouvelle maison avec ses parents. Malheureusement, ces derniers ont peu de temps à consacrer à Coraline. Elle en profite donc pour explorer son nouvel environnement et tombe par hasard sur une porte qui ouvre sur un mur de brique. Pourtant, la seconde fois où elle ouvre la porte, Coraline se retrouve dans un appartement exactement comme le sien, mais où l'attendent ses autres parents. Leur particularité? Ils ont des boutons à la place des yeux, et sont prêts à tout pour plaire à Coraline et pour que cette dernière reste avec eux... pour toujours!

Coraline doit donc rivaliser d'adresse pour échapper à l'emprise de son autre-mère et retourner dans son propre monde.

Un conte extrêmement réussi, sombre à souhait et qui n'est pas à recommander aux jeunes enfants ou aux lecteurs impressionnables!

Un solide 8.5 signets sur 10!

En terminant, je dois avouer que je suis extrêmement curieux de savoir ce que donne le film... Si quelqu'un l'a vu, faites moi signe!

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Rien dans les poches, rien dans les manches!

En littérature, comme dans tous les autres domaines, les Américains sont capables du pire, comme du meilleur.

Et « Les Dossiers Dresden », de Jim Butcher, font indéniablement partie de la deuxième catégorie. Au nombre de 11 en anglais, il y en a cinq ou six de traduits en français. Aux États-Unis, ils en ont tiré une série télévisée.

Harry Dresden est le seul magicien dans les pages jaunes de Chicago. Pas un magicien d'attraction ou de fête forraine, un vrai, capable de manipuler les arcanes de la magie et combattant les forces du mal et autres créatures fantastiques.

Doté d'un bâton de combat, d'une crosse, d'un pendentif en forme de pentacle et d'un cynisme à toute épreuve, Dresden se voit confier une mission par livre de la série. Attention, il ne lui suffit pas de lancer une ou deux formules en l'air pour venir à bout de l'ennemi. Au contraire, il est battu, blessé, roué de coups, humilié, trahi et il frôle la mort plus souvent qu'à son tour. Pourtant, son sens de l'humour (bien noir, exactement comme je l'aime!), Bob le crâne (un familier obsédé par la gente féminine) et quelques amis sont là pour lui permettre de se dépètrer des pires embrouilles.

Chaque roman nous présente une aventure différente, avec plusieurs liens aux aventures passées. Il y a donc une certaine continuité dans la série, et au fil des aventures, on en apprend un peu plus sur Dresden et son passé, qui demeure encore fort mystérieux à la fin du quatrième tome (le dernier que j'ai lu).

Bref, de l'excellente littérature policière/fantastique, avec un humour décapant et un (anti?)héros des plus attachants, l'une de mes belles découvertes littéraires pour 2009!

Un très mérité 9 signets sur 10!

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16 décembre 2008

« Gore » donc ça comme c'est cute!

PArdonnez le mauvais jeu de mots, mais il est vraiment de mise, puisque je veux aujourd'hui vous parler des aventures de « Lenore, la jolie petite fille morte ». C'est par Mica que je suis tombé sur ces bandes dessinées délicieusement horribles. Dans « Woogies » et « Wedgies », les deux tomes que j'ai lu, on y suit donc la petite Lenore après sa mort, alors qu'elle rencontre des personnages plus absurdes et grotesques les uns que les autres (j'ai particulièrement adoré Raggamufin, le vampire immortel transformé en poupée assoifée de sang, mais incapable de se nourrir!) Le style de dessin est particulier, et rend très bien l'ambiance déjantée de l'univers de Lenore.

On retrouve régulièrement des planches mettant en scène le créateur de Lenore, où il nous présente des tranches hilarantes de sa vie quotidienne.

Ce n'est peut-être pas pour tout le monde, mais si vous aimez l'humour macabre, précipitez-vous sur Lenore (mais pas trop vite, un accident est si vite arrivé!!!)

Un 4.5 signets sur 5 (eh oui, encore!)

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06 novembre 2008

Le père du « techno-thriller » n'est plus

Trouvé via le blogue de Patrick Lagacé, Michael Chrichton est décédé à 66 ans, hier, des suites d'un cancer. On le connaît surtout pour son roman « Jurassic Park », duquel a été tiré l'excellent film de Spielberg. Mais il était aussi le créateur de « ER » (« Urgences », en français), et il a écrit de fichus de bons romans, dans une veine « techno-thriller », qu'il a grandement contribué à populariser. Ses romans se basaient pratiquement tous sur des prémisses technologiques, et développaient sur les ratés que la technologie pouvait subir, et sur les catastrophes que tout cela pouvait engendrer.

C'est donc un grand nom de la littérature populaire américaine qui s'est éteint...

Quelques titres de Chrichton
La Proie
Next
État d'urgence
Prisonniers du temps
Jurassic Park

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14 octobre 2008

Beurk! Non, vraiment, beurk!

Depuis Anne Rice et son « Entretient avec un vampire », le thème du vampire a connu un regain d'intérêt assez fulgurant merci. Comme dans le cas du fantastique, ce ne sont pas tous les romans du genre qui sont dignes de mention.

Mais encore une fois, il arrive qu'un auteur trouve une manière originale d'aborder le sujet. Et vous l'avez probablement deviné, le roman dont je vais vous parler remplis cette condition (si ce n'était pas le cas, je ne crois pas que je vous en aurais parlé!)

Alors, V-Virus, de Scott Westerfeld est un roman sur les vampires. Mais attention, il s'éloigne des clichés conventionels pour nous amener vers l'aspect scientifique de la chose (d'où le titre faisant référence au virus du vampirisme).

Nous suivons donc les aventures de Cal « Kid » Thompson, un jeune Texan fraîchement débarqué à New-York qui se fait rapidement infecté par le fameux V-virus. Mais, dû à son système immunitaire hyper-performant, il ne se transforme pas véritablement en vampire suceur de sang. Disons simplement qu'il a régulièrement des envies folles de viande rouge. De plus, le parasite qui l'habite lui donne certains avantages (vision « nocture », ouïe et odorats surdéveloppés et force hors du commun). Et Kid travaille pour la Garde de Nuit, une organisation dédié à la poursuite et au contrôle des personnes infectées positivement par le V-virus (bref, les « vrais » vampires, qui eux bouffent leurs semblables).

Mais au fur et à mesure de ses enquêtes, Kid se rend compte que sa propre organisation lui cache certaines choses, et qu'une menace plus grande plane sur New York. Et ce n'est qu'à la fin du récit que les dernières pièces du casse-tête se mettront en place.

Un autre aspect inusité de ce roman consiste en de très courts chapitres, insérés entre deux chapitres « fictifs », où l'auteur nous parle de divers parasites qui affectent réellement les diverses formes de vie de la planète. Excessivement dégoûtant, mais fort instructif, ces chapitres renforcent l'idée du parasite vampirique, et donnent de la crédibilité à son propos.

La grande faiblesse de ce roman est (j'ai envie de dire : « encore une fois! ») la traduction. Pourquoi faut-il que la majorité des romans traduits en français contiennent un nombre ridicule d'expressions argotiques que l'on ne retrouve qu'en France? N'existe-t-il pas un français dit « international », qui convient à tous les lectorats francophones?

Bref, j'aurais peut-être eu plus de plaisir à lire si le roman avait été en version originale anglaise.

J'aurais aimé donner plus que 3 signets sur 5, mais je ne peux pas, à cause de la fichue traduction!

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29 septembre 2008

Quand la maturité devient horrifiante

Ouf! Ça faisait un bout de temps que je n'avais pas publié ici, mais je compte bien repartir en force!

Alors, aujourd'hui, je souhaite vous parler de « Duma Key », le dernier roman de Stephen King.

Bon, je sais, certaines mauvaises langues diront que j'aurais dû appeler ce blogue « Hommage à Stephen King », parce que je parle régulièrement de cet auteur américain, mais bon, va falloir faire avec ou aller lire ailleurs!

De toute façon, vous manqueriez quelque chose en quittant aussi tôt.

À la base, l'intrigue est simple : Edgar Freemantle, contracteur indépendant dans l'immobilier est gravement blessé dans un accident de chantier. Amputé du bras droit, souffrant d'une perte de mémoire et d'accès de rage incontrôlables, il tente de refaire sa vie, après que sa femme ait demandé le divorce. Son psychologue, le Dr Kamen, lui pose la question suivante : y a-t-il une activité qui te rende vraiment heureux? Et Edgar de répondre : la peinture et le dessin. Sur la suggestion du Dr Kamen, Edgar va donc « s'exiler » à Duma Key, une petite île près de la Floride, où il pourra se consacrer à son nouvel hobby.

Une fois à Duma Key, il fera la rencontre de Jerome Wireman, un avocat retraité, et d'Elizabeth Eastlake, une généreuse mécène, propriétaire de l'île. Au fur et à mesure que le temps passe, le talent d'Edgar se développe, et gagne en puissance. Mais pendant ce temps, d'étranges événements se produisent, et ils semblent tous être reliés au passé de Mme Eastlake.

Je ne vous en dit pas plus, mais sachez que lorsque « the shit hits the fan », comme le disent si bien les anglais, tout fout le camp, et l'horreur prend le dessus.

Dans le titre de ce billet, je parlais de maturité, et c'est vraiment l'impression qui se dégage de ce nouvel opus de l'oeuvre Kingienne. Stephen King a atteint la soixantaine, et on sent qu'il est extrêmement à l'aise avec l'écriture, et que ses écrits en profitent pleinement.

Le rythme est très lent, puisque l'auteur prend bien soin de planter le décor et les différents personnages (la psychologie de ces derniers est très bien fouillée, surtout celle d'Edgar, un personnage rempli de contradictions mais très attachant). Mais plus la lecture avance, et plus le rythme s'accélère, donnant ainsi l'impression au lecteur qu'il est entraîné malgré lui dans la même spirale que les personnages et que ni lui, ni ces derniers, ne pourront en sortir totalement indemne.

Je pourrais continuer à en parler encore longtemps, mais je préfère vous laisser le plaisir de la découverte.

Pour cette fois, je vais lui accorder une double note : un 4.5 signets sur 5, en considérant ce roman de manière générale, et un très mérité 5 signets sur 5, si on le replace dans le contexte des autres oeuvres de Stephen King. Il vient définitivement de se tailler une place dans mon top 5 de S. King!

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19 août 2008

Shakespeare le conspirateur

chose très rare, je me suis laissé influencé par une critique pour choisir ma dernière lecture. Et je n'ai pas été déçu une miette!

« The Book of air and shadows » (« Le livre de l'air et des ombres ») de Michael Gruber se lit d'une traite et est extrêmement bien ficelé. L'intrigue comporte plusieurs revirements, et la finale nous laisse pantois.

Au départ, l'intrigue semble relativement simple, voire même conventionnelle. Jack Mishkin, le narrateur, est un avocat spécialisé en propriété intellectuelle. Récemment, il est entré en possession de divers documents, dont certains codés, qui sont supposés mener à un trésor littéraire inestimable : une pièce inédite de Shakespeare! Alors qu'on pourrait croire à une autre aventure plus ou moins bien écrite digne héritière de Dan Brown, l'auteur choisit d'emprunter une toute autre voie. On assiste alors à plusieurs chassés-croisés entre Mishkin et de mystérieux criminels prêts à tout pour entrer en possession de ces documents. Ajoutez à cela une intrigue parallèle et un jeu entre différents niveaux de narration, et vous obtenez un excellent roman.

Si vous le lisez en anglais, attachez votre tuque, parce que les documents « d'époque » sont en vieil anglais, et peuvent ralentir votre lecture. (Je ne sais pas ce qu'il en est de la version française...). De plus, la finale m'a laissé quelques points d'interrogation dans la tête, surtout à propos du rôle et de l'identité réelle de certains personnages.

Mais sinon, c'est un roman solide et très bien écrit, qui saura vous tenir éveillé jusqu'à tard dans la nuit!

Je lui donne donc un bon 4 signets sur 5.

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24 juillet 2008

Les Templiers pour les Nuls

Si Dan Brown le fait avec ses romans, pourquoi ne pourrais-je pas le faire avec mes critiques? Alors, prenez le billet « Les Héritiers du Code Da Vinci » et ajoutez-y les modifications suivantes : mais non, je blague!

Bref, comme promis, je me suis attaqué à la lecture de « The Templar Legacy » (« L'Héritage des Templiers »), de Steve Berry. On y retrouve encore une fois (en fait, pour la première fois!) Cotton Malone, fraîchement retraité du ministère de la justice. Lorsque son ancienne patronne vient lui rendre visite à Copenhague, uen série d'événements vont le mener (ainsi que ladite ex-patronne) sur la piste du « Grand Secret » des Templiers. Le hic, c'est que le nouveau Grand Maître des Templiers (qui existent toujours, semble-t-il) en a aussi après ce secret.

Bref, encore une fois, une course-poursuite afin de découvrir un secret perdu depuis des centaines d'années. Cette fois-ci, il s'agirait des preuves de la mortalité de Jésus, et de l'absence de résurrection de ce dernier. Bref, il serait bel et bien « mort et enterré ».

Étrangement, j'ai trouvé ce roman meilleur que le suivant (« The Alexandria Link »), et les faiblesses que j'y avais trouvé semblaient absentes dans le cas qui nous occupe. Encore une fois, à défaut de faire de la grande littérature, c'est un bon roman d'aventure à lire en toute saison.

J'ajouterai un dernier point (positif) : à la fin du roman (et du suivant également), Berry nous indique clairement ce qui est tiré du réel, et ce qui n'est que fiction, en plus de nous indiquer ses sources documentaires les plus importantes. Une belle preuve de professionnalisme qui n'aurait peut-être pas fait de tort à M. Brown...

Bref, un 3 signets sur 5 comme lecture

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11 juillet 2008

Un amour qui ne veut pas, mais alors vraiment pas, mourir

« Bag of bones » (« Sac d'os » en version française) de Stephen King est une authentique histoire de fantômes. On y retrouve les bruits mystérieux, les présences étranges, les phénomènes inexpliqués et l'atmosphère tendue et captivante.

Ceux qui me connaissent vont sans doute se dire qu'il est normal que j'ai aimé ce roman, puisqu'il a été écrit pas mon auteur fétiche. Mais attention! Il faut absolument que vous passiez outre mon manque d'objectivité pour M. King!

« Bag of bones » est un roman puissant, évocateur, qui vous maintient captif jusqu'à la dernière ligne. Plus qu'un roman d'horreur (mis à part quelques scènes plus dures, il n'y a rien d'horrifiant ou même de dégoûtant dans ce roman), c'est une superbe histoire d'amour et de courage.

Michael « Mike » Noonan, le narrateur, est un écrivain à succès qui a déjà produit quelques romans de suspense féminin qui ont fait le top-15 du Times. Quatre ans après la mort de sa femme (enceinte et ayant gardé le secret sur cette grossesse), Mike est toujours incapable de vivre son deuil. Pour tenter de vaincre le syndrome de la page blanche qui l'assaille physiquement à chaque tentative d'écriture, il décide de retourner à « Sarah Laugh », la résidence secondaire qu'il a acheté avec sa femme.

Dès son arrivée, des phénomènes étranges se produisent : il entend un enfant pleureur durant la nuit, des bruits suspects se font entendre, des messages sont écrits à l'aide de l'alphabet magnétique du frigo, etc.

Alors qu'il tente de comprendre ces étranges phénomènes, il devient ami avec Mattie Devore, une jeune femme de vingt ans (ayant donc la moitié de son âge), après avoir sauvé sa fillette qui se promenait sur la grand' route. Il apprend donc qu'elle se bat contre son beau-père, un magnat de l'informatique qui tente de lui retirer la garde de sa fille.

À travers les deux histoires, King tisse une toile inextricable d'où le lecteur est incapable de sortir avant la confrontation finale, située durant un orage apocalyptique, et même au-delà, avec l'épilogue permettant de boucler les dernières boucles narratives laissées ouvertes jusque là.

Bref, « Bag of bones » est un roman puissant et évocateur, sans contredit l'un des meilleurs de Stephen King.

Je lui donne donc un très mérité 4.5 signets sur 5!

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30 juin 2008

Les héritiers du « Da Vinci Code »

Je ne sais pas si c'est seulement une impression, mais il me semble que depuis la sortie extrêmement médiatisée du « Da Vinci Code » de Dan Brown, le nombre d'oeuvres mettant en scène une course-poursuite à propos d'une conspiration religieuse se sont multipliées comme les poissons aux noces de Canaa... (je sais, métaphore douteuse, mais ne vous en faites pas, je travaillerai les prochaines!)

Bref, je veux vous parler d'Alexandria Link (en version française : « Le Secret d'Alexandrie ») de Steve Berry. Le protagoniste, Cotton Malone, ancien agent gouvernemental retraité et reconverti dans la vente de livres rares, se voit forcé de reprendre du service lorsque son fils est kidnappé par de mystérieux individus qui veulent l'obliger à révéler où se trouve le « Alexandria Link » dont le titre fait mention. Ce fameux lien permettrait en fait de retrouver la mythique bibliothèque d'Alexandrie, mystérieusement disparue après l'invasion de la ville par l'armée musulmane il y a de cela plusieurs siècles.

Or, il s'avère que dans cette fameuse bibliothèque, on y retrouverait une bible en araméen, datant d'avant la naissance de Jésus-Christ et qui, placée entre de mauvaises mains, pourrait chambouler l'ordre mondial et remettre en question les fondements des trois plus grandes religions du monde (eh oui, rien de moins!)

Bien que j'ai volontairement associé ce livre à celui de Dan Brown, il ne faut pas prendre la comparaison au pied de la lettre. J'ai trouvé que le roman de Berry était mieux écrit et surtout, mieux documenté. En effet, l'auteur a la gentillesse (et oserai-je dire le professionnalisme?) d'inclure, en appendice, un petit compte-rendu de ce qui est historiquement correct, et de ce qui relève de la fiction, en plus de nous révéler certaines de ses sources historiques.

Le seul bémol que j'apporterais se situe (malheureusement!) à la fin du récit, lorsque toutes les pièces du puzzle habilement construit par l'auteur se mettent en place. Disons que j'ai eu l'impression que l'auteur n'avait plus le temps de bien mettre tous les éléments en place,  et qu'il avait dû boucler le roman à toute vitesse, ce qui m'a quelque peu laissé sur ma faim.

Mais « The Alexandria Link » demeure toutefois un bon roman d'aventure, pour ceux qui n'en n'ont jamais assez de courses-poursuites basées sur de vieux documents perdus.

La note : 3.5 signets sur 5

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