21 août 2009

Quand Sergio Leone rencontre Tolkien...

Chose promise, chose due!

Voici donc le premier compte-rendu d'une très longue série (!) sur les oeuvres de Stephen King.

Pour cette fois, j'ai fait une exception, car je ne vous parlerai pas de « Carrie », premier roman publié par King.

Je vais plutôt vous présenter son magnum opus, « The Dark Tower » (« La Tour Sombre » en version française), une série de sept livres écrits sur une période d'environ 30 ans.

La série se compose des titres suivants (la date est celle de la publication originale) :

« The Gunslinger » (« Le Pistolero ») 1982
« The Drawing of the three » (« Les trois cartes ») 1987
« The Wastelands » (« Terres perdues ») 1991
« Wizard and glass » (« Magie et cristal ») 1997
« Wolves of the Calla » (« Les loups de la Calla ») 2003
« Song of Susannah » (« La chanson de Susannah ») 2004
« The Dark Tower » (« La Tour Sombre ») 2004

Pour ceux d'entre vous qui se demandent comment je peux étirer 22 ans sur une période de 30 ans, c'est bien simple, « The Gunslinger » a d'abord été publié en feuilleton dans « The Magazine of  Fantasy and Science-Fiction » à partir de 1978 et King en avait commencé l'écriture dès 1970.

Pour revenir au compte-rendu proprement dit, il faut dire qu'une telle entreprise est extrêmement difficile, non seulement à cause de la taille du corpsu, mais également à cause de la complexité même de l'histoire. Mais je vais tout de même tenter de vous en donner un fidèle résumé.

Roland de Gilead est le dernier pistolero (sorte de chevalier errant) qui est à la poursuite de l'homme en noir. Ce dernier posséderait des informations cruciales pour la véritable quête de Roland : la Tour Sombre, qui se trouverait au centre du monde et qui maintiendrait ensemble les innombrables plans d'existence.

Au cours de son long périple (qui aurait duré plusieurs centaines voire milliers d'années, puisque le monde de Roland est lentement en train de s'effriter, tout comme l'espace-temps), il fait diversess rencontres qui vont complètement changer sa vie.

En effet, il « kidnappe » par le biais de portes magiques trois autres compagnons de route : Eddie Dean, un héroïnomane qui vit à New York dans les années 1980; Odetta Holmes, une jeune activiste noire en chaise roulante (elle a perdue ses jambes à partir des genoux dans un accident de métro) qui vit également à New York, dans les années 1960 et qui a un problème de personalités multiples; et John « Jake » Chambers, un jeune garçon de 11 ans qui vient du New York des années 1970. Se joindra également à eux Oy, un étrange animal doué d'un rudiment de parole.

Ensemble, ce ka-tet (groupe uni par un destin ou une cause commune) traversera le monde du pistolero afin de sauver la Tour Sombre, que le Roi Cramoisi, vilain mégalomaniaque et complètement fou, s'efforce de détruire depuis des milliers d'années, afin de pouvoir ensuite régner sur les ténèbres et le chaos qui suivrait la chute de la Tour Sombre.

Voilà de façon excessivement succinte l'histoire de « The Dark Tower ». Cette série est extraordinaire à bien des égards. Non seulement est-elle l'une des plus longues séries de la littérature populaire (elle fait plus de 2000 pages!), mais King réussit également le tour de force d'y intégrer des éléments d'une bonne partie de son oeuvre. En effet, des personnages de « Salem », « Coeurs perdus en Atlantide », « Tout est Fatal », « Le Fléau », et j'en passe, se retrouvent directement impliqués dans la quête de Roland et de son ka-tet. De plus, d'autres romans de King mentionnent plus ou moins explicitement la Tour Sombre, Roland ou une partie de son univers. Cette série est donc le point central de l'oeuvre entière de Stephen King, en plus de proposer une odyssée extraordinaire, digne des plus grands auteurs de fantasy.

Ma cote personnelle : 5 signets sur 5!

P. S. Il existe deux ouvrages de référence incontournables pour mieux comprendre « The Dark Tower » (en fait, ce sont les deux seuls!) : « La Tour Sombre : Concordance » de Robin Furth (en deux tomes) et « The Road to the Dark Tower » de Bev Vincent.

Sur ce, bonne lecture et à bientôt!

Posté par blogueleponge à 16:36 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur Quand Sergio Leone rencontre Tolkien...

    Pour un début, c'est tout un début...

    Moi qui me demandais pourquoi ta première critique tardait
    Je connaissais vaguement cette série, mais j'ignorais qu'elle avait une place aussi importante dans l'oeuvre de King. Ça semble vraiment original comme histoire. 2000 pages, c'est assez intimidant par contre. En tout cas le résumé que tu en fais est attirant et tu donnes le goût de la lire. Et j'attends tes prochaines critiques!

    Éloi
    Sonate en fou mineur
    http://sonate.eloipare.com/

    Posté par Éloi, 24 août 2009 à 02:21 | | Répondre
  • Les 2 seuls ouvrages de référence... pour l'instant (tatam!!!)
    Mais vas-tu quand même nous parler de Carrie???

    Posté par Aimée V., 25 août 2009 à 01:01 | | Répondre
  • @ Eloi : Merci pour le commentaire! Sans vouloir te faire peur, je dois corriger le tir et augmenter le nombre total de pages à un peu moins de 4000 (3872 pour être exact!) Mais ça vaut tellement la peine! Les prochaines critiques devraient être postées plus rapidement, sauf peut-être dans le cas du « Fléau »!

    @ Aimée : Bon, je savais que tu pourrais pas t'en empêcher! Pour « Carrie », ne t'en fais pas, c'est le prochain livre sur la liste! Comme j'avais déjà commencé « La Tour Sombre », et qu'il a été publié sur une période de 20 ans, je voulais juste rassembler le tout avant de reprendre du début. Alors ne te décourage pas!

    Posté par Blogue_l'Eponge, 25 août 2009 à 01:23 | | Répondre
  • Hé bien ça donne vraiment le goût de s'y mettre, même si le nombre de page fait un peu peur... Mais j'ai déjà The Eye of the Dragon dans ma PAL (acheté sur ta recommandation, si je me souviens bien, d'ailleurs) alors je vais commencer par celui-là!

    Posté par Grominou, 22 septembre 2009 à 10:29 | | Répondre
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