Qu'arrive-t-il lorsqu'on prend le talent de conteur de Neil Gaiman, qu'on y ajoute une touche d'« Alice au pays des Merveilles », un soupçon de l'imaginaire de Tim Burton et un gramme de l'atmosphère d'Edgar Allan Poe?

« Coraline »! Il s'agit du titre d'un conte de Gaiman (également porté à l'écran en « stop motion », pour la première fois filmé en 3D). J'avais lu « American God » et « Stardust », deux romans qui étaient très différents l'un de l'autre et je ne savais trop à quoi m'attendre.

Disons le d'entrée de jeu, j'ai été séduit par l'univers de « Coraline ». Les personnages sont attachants, un peu bizarres ou carrément épeurants (l'autre-mère et l'autre-père sont particulièrement traumatisants!)

L'action est relativement simple : Coraline Jones, une jeune fille d'environ neuf ans, emménage dans une nouvelle maison avec ses parents. Malheureusement, ces derniers ont peu de temps à consacrer à Coraline. Elle en profite donc pour explorer son nouvel environnement et tombe par hasard sur une porte qui ouvre sur un mur de brique. Pourtant, la seconde fois où elle ouvre la porte, Coraline se retrouve dans un appartement exactement comme le sien, mais où l'attendent ses autres parents. Leur particularité? Ils ont des boutons à la place des yeux, et sont prêts à tout pour plaire à Coraline et pour que cette dernière reste avec eux... pour toujours!

Coraline doit donc rivaliser d'adresse pour échapper à l'emprise de son autre-mère et retourner dans son propre monde.

Un conte extrêmement réussi, sombre à souhait et qui n'est pas à recommander aux jeunes enfants ou aux lecteurs impressionnables!

Un solide 8.5 signets sur 10!

En terminant, je dois avouer que je suis extrêmement curieux de savoir ce que donne le film... Si quelqu'un l'a vu, faites moi signe!