29 avril 2009
Animaginaire boréal
En janvier, je vous avais fait part de mes impressions sur le premier « Bestiaire » de Serge Bouchard.
Et aujourd'hui, j'enchaîne avec le deuxième tome de « Confessions animales : bestiaire II ».
Encore une fois, la poésie des textes de Bouchard est très prenante. J'ai adoré partager l'intimité de la faune boréale pour une deuxième fois.
Bien que cette fois on sente une sorte d'urgence dans la prose de Bouchard, la magie des mots opère toujours. Et en lisant certains textes, on comprend que le sentiment d'urgence est justifié, ne serait-ce que pour l'aspect éphémère de la vie de certains animaux, alors que d'autres sont plutôt victimes de leurs voisins humains, de plus en plus envahissants.
Bref, encore un livre à savourer pour la poésie des mots, et pour les images sublimes fournies par plusieurs artistes illustrateurs.
Un solide 9 signets sur 10.
Commentaires
Ça m'a l'air intéressant tout ça... :)
Prose élégante
Moi aussi je viens de lire le Bestiaire II. En fait, je n'ai pas lu le premier, mais j'ai bien le goût de m'y atteler!
Ce qui me fascine, c'est qu'on dirait que les animaux parlent tous véritablement à travers Serge Bouchard; je veux dire que c'est toujours la même voix, celle de Serge B., mais les animaux se caractérisent vraiment par leurs propos. Le ton, lui, est étonnamment uniforme, avec un rythme très particulier, plein d'énumérations, et les images sont souvent frappantes, comme tu l'as souligné. Il nous fait bien prendre conscience de l'urgence écologique.
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