12 janvier 2009

Ciel, mon philosophe!

Cette critique s'inscrit dans le cadre du défi Blog-o-trésor, que j'ai choisi de relever.

Le premier titre auquel je me suis attaqué est La caverne des idées de José Carlos Somoza. J'avais déjà lu son roman La théorie des cordes, que j'avais adoré. Je croyais donc m'avancer en terrain de connaissance avec ce deuxième roman.

Oh que je me suis fourvoyé!

Pour vous donner une idée, voici le résumé donné en quatrième de couverture.

« Un éphèbe est retrouvé mort dans les rues d'Athènes. Des loups lui auraient dévoré le coeur. Son ancien mentor à l'Académie sollicite les services d'un fin limier : Héraclès Pontor, le Déchiffreur d'Énigmes. Le philosophe platonicien et cet Hercule Poirot à l'antique conduisent l'enquête tambour battant, entre vieilles familles aristocratiquesm savabtes hétaïres et troublants nubiles. Tous deux s'emploient avec passion à trouver la Vérité et, accessoirement, le coupable. Car la joute philosophique se superpose à l'investigation policière, tandis que les crimes s'enchaînent. L'histoire de ces crimes est aussi l'histoire d'un manuscrit qu'un traducteur retranscrit sous nos yeux, ignorant qu'il en est un des personnages. Convaincu que le texte recèle une clé de lecture, il note ses réflexions en bas de page avant de se voir happé par les intrigues qu'il tente de mettre en lumière. Alors qu'il pense s'appuyer sur les vertus de la raison pour clarifier des faits rationnels, il est le jouet des mots : une créature de l'auteur qui vient établir la revanche de la littérature sur la philosophie, démontrer que seule la fiction contient toutes les vérités du monde. Vie quotidienne dans la Grèce antique, propos philosophiques, littérature classique se conjuguent avec bonheur dans ce captivant polar... atypique. »

On a donc un roman policier à la Agatha Christie, assorti de conversations philosophiques dignes du « Monde de Sophie » qui est traduit en simultané devant nos yeux (les notes de bas de page prenant de plus en plus d'importance, au fur et à mesure que le traducteur s'empêtre dans le récit).

Ce roman possède plusieurs niveaux de lecture, et pour en retirer le maximum de plaisir possible, il faut être en mesure de sauter de l'un à l'autre en cours de lecture. Ce n'est pas évident, mais après un certain temps, ça devient un réflexe, tant l'écriture est souple et la trame narrative extrêmement bien tissée.

Disons qu'il y avait longtemps qu'un roman ne m'avait pas fait autant travailler afin d'en apprécier toutes les subtilités.

Si vous êtes prêts à y mettre l'effort nécessaire, vous aurez une lecture particulièrement prenante entre les mains!

Un bon 8 signets pour José Carlos Somoza!

Posté par blogueleponge à 02:58 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur Ciel, mon philosophe!

  • Un mélange de thriller et de philo, ça m'intéresse. Si les jours pouvaient avoir 48 heures!

    Posté par Caboche, 12 janvier 2009 à 05:00 | | Répondre
  • @ Caboche : À propos du roman, c'est exactement ce que je me suis dit!

    Posté par Blogue_l'Eponge, 12 janvier 2009 à 11:18 | | Répondre
  • Ça a l'air passionnant (en plus les romans se déroulant en Grèce antique sont plutôt rare) mais à réserver pour un moment où on pourra lui réserver toute l'attention et la concentration nécessaire!

    Est-ce une grosse brique?

    Je crois que tu es le premier à avoir terminé un livre dans le cadre du défi: ça commence sur une bonne note!

    Posté par Grominou, 13 janvier 2009 à 07:10 | | Répondre
  • @ Grominou : Faut dire aussi que j'avais déjà commencé ma lecture à la parution de la méga-liste et que quand j'ai vu qu'il y était, j'en ai profité!

    Sinon, le roman ne fait pas plus de 300 pages, je dirais même qu'il en fait moins. Si mes souvenirs sont bons, ça tourne autour de 260 pages, grosso modo...

    Posté par Blogue_l'Eponge, 13 janvier 2009 à 11:50 | | Répondre
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