Quatrième de couverture

Des critiques, des coups de coeur, des suggestions, mais surtout, des livres, des livres et encore des livres!

27 octobre 2008

Moi mes souliers...

Quand on découvre un nouvel auteur, et qu'en plus on aime beaucoup ce qu'il écrit, c'est très bien. Mais quand cet auteur n'en est pas à son premier roman et qu'on le découvre par le dernier paru, on a l'air un peu fou. Et si on ajoute le fait que l'auteur(e) en question écrit depuis une vingtaine d'année, ben, ça donne ce qui m'est arrivé!

C'est dans une critique du « ICI » que j'ai découvert Un lieu incertain, de Fred Vargass. Dans son dernier roman, Vargass met de nouveau en scène Jean-Baptiste Adamsberg, commissaire à la 5e brigade criminelle de Paris. Cette fois, Adamsberg est en visite à Londres, où il assiste à une série de colloques où participe la crème de la police européenne. Un soir, alors qu'il se promène dans les rues londoniennes avec un représentant du New Scottland Yard, il est témoin d'une macabre découverte : plus d'une quinzaine (19 pour être exact) de souliers ont été déposés devant la grille d'un vieux cimetière. Le hic : tous les souliers contiennent encore le pied de leur ancien propriétaire.

De retour en France, Adamsberg oublie rapidement cet étrange épisode, puisqu'un meutre atroce retient bientôt son attention. En effet, un avocat à la retraite a littéralement été réduit en bouillie, et répandu à travers sa maison.

Y-a-t-il un lien entre les chaussures et cet autre meurtre? Et se pourrait-il que la solution à cette énigme se trouve dans les traditions et le folklore Serbe?

Bref, Un lieu incertain est un excellent roman policier, très bien ficelé et qui nous tient en haleine jusqu'à la finale, en donnant juste assez d'indices pour que le lecteur perspicace puisse trouver la solution avant la fin. (Eh non, je ne suis pas si perspicace que ça!) Le commissaire Adamsberg est un étrange croisement entre le Harry Bosch de Connelly et le Kurt Wallander de Mankell, et l'écriture de Vargass est nerveuse et efficace.

Bref, une excellent lecture d'Halloween, et un 4 signets sur 5!

Posté par blogueleponge à 16:09 - Littérature française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


14 octobre 2008

Beurk! Non, vraiment, beurk!

Depuis Anne Rice et son « Entretient avec un vampire », le thème du vampire a connu un regain d'intérêt assez fulgurant merci. Comme dans le cas du fantastique, ce ne sont pas tous les romans du genre qui sont dignes de mention.

Mais encore une fois, il arrive qu'un auteur trouve une manière originale d'aborder le sujet. Et vous l'avez probablement deviné, le roman dont je vais vous parler remplis cette condition (si ce n'était pas le cas, je ne crois pas que je vous en aurais parlé!)

Alors, V-Virus, de Scott Westerfeld est un roman sur les vampires. Mais attention, il s'éloigne des clichés conventionels pour nous amener vers l'aspect scientifique de la chose (d'où le titre faisant référence au virus du vampirisme).

Nous suivons donc les aventures de Cal « Kid » Thompson, un jeune Texan fraîchement débarqué à New-York qui se fait rapidement infecté par le fameux V-virus. Mais, dû à son système immunitaire hyper-performant, il ne se transforme pas véritablement en vampire suceur de sang. Disons simplement qu'il a régulièrement des envies folles de viande rouge. De plus, le parasite qui l'habite lui donne certains avantages (vision « nocture », ouïe et odorats surdéveloppés et force hors du commun). Et Kid travaille pour la Garde de Nuit, une organisation dédié à la poursuite et au contrôle des personnes infectées positivement par le V-virus (bref, les « vrais » vampires, qui eux bouffent leurs semblables).

Mais au fur et à mesure de ses enquêtes, Kid se rend compte que sa propre organisation lui cache certaines choses, et qu'une menace plus grande plane sur New York. Et ce n'est qu'à la fin du récit que les dernières pièces du casse-tête se mettront en place.

Un autre aspect inusité de ce roman consiste en de très courts chapitres, insérés entre deux chapitres « fictifs », où l'auteur nous parle de divers parasites qui affectent réellement les diverses formes de vie de la planète. Excessivement dégoûtant, mais fort instructif, ces chapitres renforcent l'idée du parasite vampirique, et donnent de la crédibilité à son propos.

La grande faiblesse de ce roman est (j'ai envie de dire : « encore une fois! ») la traduction. Pourquoi faut-il que la majorité des romans traduits en français contiennent un nombre ridicule d'expressions argotiques que l'on ne retrouve qu'en France? N'existe-t-il pas un français dit « international », qui convient à tous les lectorats francophones?

Bref, j'aurais peut-être eu plus de plaisir à lire si le roman avait été en version originale anglaise.

J'aurais aimé donner plus que 3 signets sur 5, mais je ne peux pas, à cause de la fichue traduction!

Posté par blogueleponge à 14:17 - Littérature américaine - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un paradoxe paradoxal

Depuis quelques temps déjà, je suis les aventures du jeune Artemis Fowl, héros éponyme d'une série de romans signés Eoin Colfer. Le jeune Fowl est un véritable génie précoce et criminel (ses premières aventures se déroulent alors qu'il a 11 ans). Il fera la rencontre du Capitaine Holly Short, une fée responsable de la sécurité du Peuple Souterrain, formé de créatures mythiques et fantastiques, comprenant fées, centaures, kobolds, goblins et autres animaux de légende.

Au fil de ses aventures, il apprend à collaborer avec le Peuple, par l'entremise de Short, et une certaine complicité s'établira entre eux.

Dans le dernier roman de la série (du moins... pour l'instant!), « Artemis Fowl and the time paradox » (pas encore traduit en français), Artemis doit retrouner dans le temps afin de ramener le seul remède capable de sauver sa mère, atteinte d'une maladie se transmettant uniquement par l'utilisation de magie, donc habituellement circonscrite au Peuple Souterrain.

Mais lors de son voyage temporel, il sera confronté au plus retors de tous ses ennemis : lui-même, à l'âge de 10 ans!

Le roman va donc se construire autour des diverses implicaitons du voyage temporel, de même qu'avec la relation qu'entretien le Fowl plus âgé avec sa version jeune, qui ne sont plus du tout dotés du même sens moral, puisque le premier a grandement évolué depuis sa première rencontre avec le Peuple.

Bref, un roman très bien écrit, s'adressant d'abord aux jeunes, mais parfaitement accessible pour les adultes, puisque l'humour y est très présent, et pas toujours adressé aux enfants. Une excellente série qui devrait convaincre certains jeunes lecteurs rétifs à la magie de la lecture!

Un 4 signets sur 5 pour l'ensemble de la série, et la même note pour le dernier volet des aventures d'Artémis Fowl.

Posté par blogueleponge à 13:31 - Roman jeunesse - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ma sorcière mal-aimée

Depuis très longtemps, je suis un fan de littérature fantastique. J'ai même suivi un cours universitaire sur le sujet! Et je sais que plus souvent qu'autrement, on tombe sur un navet qui se contente bêtement de reproduire certains thèmes, voire même de piquer des idées déjà exploités par d'excellents auteurs.

Mais il arrive parfois qu'on tombe sur une révélation, un roman qui nous tient en haleine jusqu'à la toute fin, qui remplis toutes ses promesses (sans nécessairement nous en offrir pour 8 tomes ou plus!), et qui nous laisse sur un sentiment de plénitude littéraire assez intéressant.

C'est ce qui m'est arrivé dernièrement, avec « La Malédiction d'Old Haven », un pavé de 640 pages signé Fabrice Colin.

On y suit les aventures de la jeune Mary Wickford, une jeune orpheline de 17 ans qui fait son entrée dans le monde, à sa sortie de l'orphelinat de Gotham. Le « problème », c'est qu'elle est l'héritière d'une longue lignée de sorcières (ou Wiccas), et qu'elle est probablement la plus puissante de toutes, mais qu'elle ignore tout de ses pouvoirs!

S'ensuit alors une foule de péripéties et d'aventures, mêlant mages, sociétés secrètes, pirates, dragons, fous de Dieu, où magie et science font bon ménage.

Bref, une uchronie menée de main de maître, où l'influence de Lovecraft est bien présente, mais où l'influence sert véritablement à faire avancer le récit, et où on sent que ladite influence ne se résume pas à quelques copier-coller, afin de faire plus fantastique encore. L'auteur a une réelle compréhension de l'univers lovecraftien, et cette maîtrise insufle à son oeuvre un courant délicieusement horrifiant.

Bref, une lecture pour amateurs du genre, qui ne seront pas déçus!

Un solide 4.5 signets sur 5!

Posté par blogueleponge à 01:32 - Littérature française - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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