14 octobre 2008

Beurk! Non, vraiment, beurk!

Depuis Anne Rice et son « Entretient avec un vampire », le thème du vampire a connu un regain d'intérêt assez fulgurant merci. Comme dans le cas du fantastique, ce ne sont pas tous les romans du genre qui sont dignes de mention.

Mais encore une fois, il arrive qu'un auteur trouve une manière originale d'aborder le sujet. Et vous l'avez probablement deviné, le roman dont je vais vous parler remplis cette condition (si ce n'était pas le cas, je ne crois pas que je vous en aurais parlé!)

Alors, V-Virus, de Scott Westerfeld est un roman sur les vampires. Mais attention, il s'éloigne des clichés conventionels pour nous amener vers l'aspect scientifique de la chose (d'où le titre faisant référence au virus du vampirisme).

Nous suivons donc les aventures de Cal « Kid » Thompson, un jeune Texan fraîchement débarqué à New-York qui se fait rapidement infecté par le fameux V-virus. Mais, dû à son système immunitaire hyper-performant, il ne se transforme pas véritablement en vampire suceur de sang. Disons simplement qu'il a régulièrement des envies folles de viande rouge. De plus, le parasite qui l'habite lui donne certains avantages (vision « nocture », ouïe et odorats surdéveloppés et force hors du commun). Et Kid travaille pour la Garde de Nuit, une organisation dédié à la poursuite et au contrôle des personnes infectées positivement par le V-virus (bref, les « vrais » vampires, qui eux bouffent leurs semblables).

Mais au fur et à mesure de ses enquêtes, Kid se rend compte que sa propre organisation lui cache certaines choses, et qu'une menace plus grande plane sur New York. Et ce n'est qu'à la fin du récit que les dernières pièces du casse-tête se mettront en place.

Un autre aspect inusité de ce roman consiste en de très courts chapitres, insérés entre deux chapitres « fictifs », où l'auteur nous parle de divers parasites qui affectent réellement les diverses formes de vie de la planète. Excessivement dégoûtant, mais fort instructif, ces chapitres renforcent l'idée du parasite vampirique, et donnent de la crédibilité à son propos.

La grande faiblesse de ce roman est (j'ai envie de dire : « encore une fois! ») la traduction. Pourquoi faut-il que la majorité des romans traduits en français contiennent un nombre ridicule d'expressions argotiques que l'on ne retrouve qu'en France? N'existe-t-il pas un français dit « international », qui convient à tous les lectorats francophones?

Bref, j'aurais peut-être eu plus de plaisir à lire si le roman avait été en version originale anglaise.

J'aurais aimé donner plus que 3 signets sur 5, mais je ne peux pas, à cause de la fichue traduction!

Posté par blogueleponge à 14:17 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur Beurk! Non, vraiment, beurk!

  • Ha les maudites traductions!!

    Sur un thème semblable, j'avais aimé Les Fils des Ténèbres de Dan Simmons.

    Posté par Grominou, 17 octobre 2008 à 23:22 | | Répondre
  • @ Grominou : merci pour la suggestion! Mais je dois dire que j'ai eu assez de romans sur le thème du vampire pour un petit bout, puisque j'ai essayé de lire le deuxième tome du même auteur, mais c'était encore pire que le premier! C'est vraiment des romans pour ados...

    Mais je garde tout de même la suggestion en note!

    Posté par Blogue_l'Eponge, 17 octobre 2008 à 23:42 | | Répondre
  • Ça ressemble étrangement aux films Night watch et Day watch, tu sais, le gros canons vampiriques russes??

    Un des plus grands désapointements de ma vie fut de lire Connelly en anglais!!! L'horreur!!!! Un langage digne d'un début de secondaire, et je suis généreuse... De plus, je me tapais son best, The poet!!!!

    Alors, oui, parfois les traducteurs commettent des atrocités, mais dans d'autres cas, ils font mon bonheur... Celuide Connelly restera le parfait exemple d'une excellente traduction à mes yeyx... et ça va même au delà de la traduction, ça semble plus une réécriture du bouquin... probablement pourquoi ce têtard a fait beaucoup de vague en français...

    Posté par Jo, 18 octobre 2008 à 03:17 | | Répondre
  • Tiens, moi j'ai lu le deuxième tome justement (et pas le premier) et j'ai trouvé ça plutôt bon...
    Sinon côté traduction, je ne me lasse pas de recommander la nouvelle traduction de Huckleberry Finn que je trouve géniale, même si je n'ai pas vraiment d'avis sur les précédentes puisque je ne l'avais jamais lu

    Posté par Loula, 05 janvier 2009 à 22:26 | | Répondre
  • @ Loula : Bienvenue chez moi! C'est toujours un plaisir de faire de nouvelles rencontres!

    Pour ma part, j'ai préféré le premier tome au deuxième (que je ne suis pas parvenu à terminer, justement!) J'ai trouvé que A-Apocalypse présentait une trame plus « simpliste », qui s'adressait d'avantage à un public adolescent, surtout après le premier tome qui est beaucoup plus « dur » en terme d'images et d'informations graphiques. De plus, j'avais vraiment aimé les protagonistes de V-Virus, et les nouveaux personnages ne m'accrochaient pas autant...

    En ce qui concerne Huckleberry Finn, il va bien falloir que je m'y attaque éventuellement, que ce soit en anglais, ou dans la nouvelle traduction dont tu parles! (quel est le nom du traducteur, question que je me procure la bonne édition?)

    J'espère que tu reviendras flâner de mon côté de temps à autres!

    Au plaisir!

    Posté par Blogue_l'Eponge, 06 janvier 2009 à 02:47 | | Répondre
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