29 septembre 2008

Quand la maturité devient horrifiante

Ouf! Ça faisait un bout de temps que je n'avais pas publié ici, mais je compte bien repartir en force!

Alors, aujourd'hui, je souhaite vous parler de « Duma Key », le dernier roman de Stephen King.

Bon, je sais, certaines mauvaises langues diront que j'aurais dû appeler ce blogue « Hommage à Stephen King », parce que je parle régulièrement de cet auteur américain, mais bon, va falloir faire avec ou aller lire ailleurs!

De toute façon, vous manqueriez quelque chose en quittant aussi tôt.

À la base, l'intrigue est simple : Edgar Freemantle, contracteur indépendant dans l'immobilier est gravement blessé dans un accident de chantier. Amputé du bras droit, souffrant d'une perte de mémoire et d'accès de rage incontrôlables, il tente de refaire sa vie, après que sa femme ait demandé le divorce. Son psychologue, le Dr Kamen, lui pose la question suivante : y a-t-il une activité qui te rende vraiment heureux? Et Edgar de répondre : la peinture et le dessin. Sur la suggestion du Dr Kamen, Edgar va donc « s'exiler » à Duma Key, une petite île près de la Floride, où il pourra se consacrer à son nouvel hobby.

Une fois à Duma Key, il fera la rencontre de Jerome Wireman, un avocat retraité, et d'Elizabeth Eastlake, une généreuse mécène, propriétaire de l'île. Au fur et à mesure que le temps passe, le talent d'Edgar se développe, et gagne en puissance. Mais pendant ce temps, d'étranges événements se produisent, et ils semblent tous être reliés au passé de Mme Eastlake.

Je ne vous en dit pas plus, mais sachez que lorsque « the shit hits the fan », comme le disent si bien les anglais, tout fout le camp, et l'horreur prend le dessus.

Dans le titre de ce billet, je parlais de maturité, et c'est vraiment l'impression qui se dégage de ce nouvel opus de l'oeuvre Kingienne. Stephen King a atteint la soixantaine, et on sent qu'il est extrêmement à l'aise avec l'écriture, et que ses écrits en profitent pleinement.

Le rythme est très lent, puisque l'auteur prend bien soin de planter le décor et les différents personnages (la psychologie de ces derniers est très bien fouillée, surtout celle d'Edgar, un personnage rempli de contradictions mais très attachant). Mais plus la lecture avance, et plus le rythme s'accélère, donnant ainsi l'impression au lecteur qu'il est entraîné malgré lui dans la même spirale que les personnages et que ni lui, ni ces derniers, ne pourront en sortir totalement indemne.

Je pourrais continuer à en parler encore longtemps, mais je préfère vous laisser le plaisir de la découverte.

Pour cette fois, je vais lui accorder une double note : un 4.5 signets sur 5, en considérant ce roman de manière générale, et un très mérité 5 signets sur 5, si on le replace dans le contexte des autres oeuvres de Stephen King. Il vient définitivement de se tailler une place dans mon top 5 de S. King!

Posté par blogueleponge à 17:26 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Quand la maturité devient horrifiante

  • Ça l'air bien.. Et un de plus sur la liste!!!!

    Posté par Jo, 12 octobre 2008 à 20:47 | | Répondre
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