Quatrième de couverture

Des critiques, des coups de coeur, des suggestions, mais surtout, des livres, des livres et encore des livres!

23 août 2008

J'étais au paradis! Du moins... je crois!

Je reviens tout juste d'aller voir « Le paradis à la fin de vos jours », la dernière création de Michel Tremblay, mettant en vedette Rita Lafontaine, au théâtre du Rideau Vert. Voici le texte de « La Presse » au sujet de la pièce.

Pour ma part, je crois que cet article ne rend pas assez justice au talent de Rita Lafontaine, seule sur la scène durant 80 minutes, entourée de chaises (avec le nom d'artistes connus ou de personnages de la mythologie de Tremblay écrit sur le dossier), et nous faisant part de ses impressions après 45 ans passés au paradis.

L'interprétation est extrêmement solide, le texte est drôle, émouvant et fort bien écrit. Certaines scènes m'ont littéralement fait éclater de rire (surtout celle du réveillon de Noël et de l'infâme ange en carton). Une utilisation judicieuse d'extraits sonores et des jeux de lumière vient appuyer cette superbe performance.

Le seul bémol : maudit qu'on est mal assis au Rideau Vert!! J'étais dans la rangée O et j'ai dû garder les jambes croisées tout le long de la pièce, sans pouvoir bouger... Un calvaire digne du purgatoire!

La pièce est présentée au Théâtre du Rideau Vert jusqu'au 6 septembre et des supplémentaires sont prévues du 9 au 11 septembre. Dépêchez-vous, je ne suis même pas sûr qu'il reste encore des billets! :)

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19 août 2008

Shakespeare le conspirateur

chose très rare, je me suis laissé influencé par une critique pour choisir ma dernière lecture. Et je n'ai pas été déçu une miette!

« The Book of air and shadows » (« Le livre de l'air et des ombres ») de Michael Gruber se lit d'une traite et est extrêmement bien ficelé. L'intrigue comporte plusieurs revirements, et la finale nous laisse pantois.

Au départ, l'intrigue semble relativement simple, voire même conventionnelle. Jack Mishkin, le narrateur, est un avocat spécialisé en propriété intellectuelle. Récemment, il est entré en possession de divers documents, dont certains codés, qui sont supposés mener à un trésor littéraire inestimable : une pièce inédite de Shakespeare! Alors qu'on pourrait croire à une autre aventure plus ou moins bien écrite digne héritière de Dan Brown, l'auteur choisit d'emprunter une toute autre voie. On assiste alors à plusieurs chassés-croisés entre Mishkin et de mystérieux criminels prêts à tout pour entrer en possession de ces documents. Ajoutez à cela une intrigue parallèle et un jeu entre différents niveaux de narration, et vous obtenez un excellent roman.

Si vous le lisez en anglais, attachez votre tuque, parce que les documents « d'époque » sont en vieil anglais, et peuvent ralentir votre lecture. (Je ne sais pas ce qu'il en est de la version française...). De plus, la finale m'a laissé quelques points d'interrogation dans la tête, surtout à propos du rôle et de l'identité réelle de certains personnages.

Mais sinon, c'est un roman solide et très bien écrit, qui saura vous tenir éveillé jusqu'à tard dans la nuit!

Je lui donne donc un bon 4 signets sur 5.

Posté par blogueleponge à 13:11 - Littérature américaine - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 août 2008

Lourde fraîcheur estivale

Habituellement, je fuis comme la peste les succès instantanés dans le domaine de la littérature. Quand les gens se bousculent pour réserver un bouquin à la bibliothèque, je fais un grand détour et je vais voir ailleurs. Eh bien cette fois, je me suis laissé tenté, pour aucune raison logique, et je suis tombé sous le charme de « Champagne » de Monique Proulx.

Encore une fois, plutôt que de résumer le roman, qui à mon avis, ne se résume simplement pas, il se lit (et se vit!), voici le résumé de la quatrième de couverture.

Voici la campagne, ou plutôt la « champagne » - ainsi qu'on désignait au Moyen Âge tout territoire sauvage se déployant hors de la ville.

Voici un royaume encore épargné par le développement durable. Un lac d'eau pure s'étale entre les plus vieilles montagnes du monde. Les conifères et les bouleaux hérissent leurs murailles impénétrables. Les citoyens du royaume sont des chevreuils, des loutres, des écureuils, des insectes, des chanterelles - et quelques humains, réfugiés dans la célébration de la nature, rejoints malgré eux par la tourmente.

Lila protège le territoire contre les prédateurs et ressasse ses amertumes. Claire fabrique des scénarios de films qui empiètent peu à peu sur la réalité. Simon, résolu à panser tout ce qui souffre, découvre qu'il y a des blessures irréparables. Le petit Jérémie rêve de l'incantation magique qui le délivrera de l'avenir, Violette cherche l'arme définitive qui tuera le passé. Et un homme vêtu d'une veste à carreaux rouges rôde dans la forêt.

Ce roman est une véritable ode à la nature, généreuse, confuse et vivante. Les quelques personnages sont littéralement perdus au coeur du foisonnement végétal, animal et minéral. Une oeuvre puissante, poétique et évocatrice.

À lire l'été, pour comprendre la richesse que nous offre notre territoire.
À lire l'automne, par nostalgie des superbes journées d'été
À lire l'hiver, pour retrouver, encore une fois, une communion quasi-parfaite avec la nature
À lire au printemps, pour les promesses des jours à venir, emplis d'une félicité nullement égalable.

Il s'agit purement et simplement de ma découverte littéraire de l'été et je lui donne donc 4.5 signets sur 5.

Posté par blogueleponge à 17:00 - Littérature québécoise - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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