11 juillet 2008

Un amour qui ne veut pas, mais alors vraiment pas, mourir

« Bag of bones » (« Sac d'os » en version française) de Stephen King est une authentique histoire de fantômes. On y retrouve les bruits mystérieux, les présences étranges, les phénomènes inexpliqués et l'atmosphère tendue et captivante.

Ceux qui me connaissent vont sans doute se dire qu'il est normal que j'ai aimé ce roman, puisqu'il a été écrit pas mon auteur fétiche. Mais attention! Il faut absolument que vous passiez outre mon manque d'objectivité pour M. King!

« Bag of bones » est un roman puissant, évocateur, qui vous maintient captif jusqu'à la dernière ligne. Plus qu'un roman d'horreur (mis à part quelques scènes plus dures, il n'y a rien d'horrifiant ou même de dégoûtant dans ce roman), c'est une superbe histoire d'amour et de courage.

Michael « Mike » Noonan, le narrateur, est un écrivain à succès qui a déjà produit quelques romans de suspense féminin qui ont fait le top-15 du Times. Quatre ans après la mort de sa femme (enceinte et ayant gardé le secret sur cette grossesse), Mike est toujours incapable de vivre son deuil. Pour tenter de vaincre le syndrome de la page blanche qui l'assaille physiquement à chaque tentative d'écriture, il décide de retourner à « Sarah Laugh », la résidence secondaire qu'il a acheté avec sa femme.

Dès son arrivée, des phénomènes étranges se produisent : il entend un enfant pleureur durant la nuit, des bruits suspects se font entendre, des messages sont écrits à l'aide de l'alphabet magnétique du frigo, etc.

Alors qu'il tente de comprendre ces étranges phénomènes, il devient ami avec Mattie Devore, une jeune femme de vingt ans (ayant donc la moitié de son âge), après avoir sauvé sa fillette qui se promenait sur la grand' route. Il apprend donc qu'elle se bat contre son beau-père, un magnat de l'informatique qui tente de lui retirer la garde de sa fille.

À travers les deux histoires, King tisse une toile inextricable d'où le lecteur est incapable de sortir avant la confrontation finale, située durant un orage apocalyptique, et même au-delà, avec l'épilogue permettant de boucler les dernières boucles narratives laissées ouvertes jusque là.

Bref, « Bag of bones » est un roman puissant et évocateur, sans contredit l'un des meilleurs de Stephen King.

Je lui donne donc un très mérité 4.5 signets sur 5!

Posté par blogueleponge à 22:05 - - Commentaires [4] - Permalien [#]


Commentaires sur Un amour qui ne veut pas, mais alors vraiment pas, mourir

  • Étrange.... Je suis certaine d'avoir lu ce roman... et pourtant, le résumé que tu nous en donnes ne me rappele rien de rien... Je vais devoir le lire... ou le relire... car je doute... Oh oui... beaucoup... Je dois confondre avec autre chose...

    Oui... après quelques recherches, je me rends compte que je confond avec Thinner... Le titre francopĥone doit être semblable... Youppie... Un nouveau Stephen King à lire!!!

    Posté par Jo, 24 juillet 2008 à 02:33 | | Répondre
  • C'est « La peau sur les os » que tu as du lire dans ce cas! Disons que le sujet est complètement différent! Et tu gagnes vraiment à plonger dans ce roman, surtout si tu ne l'as pas déjà lu!

    Posté par Blogue_l'Eponge, 24 juillet 2008 à 03:15 | | Répondre
  • D'ailleurs, il faut le dire, Thinner avait été écrit sous son pseudo de Richard Bachman (et franchement, je suis moins fan du pseudo du King ). Par contre, tu as raison, Sac d'os est fort. Je n'ai pas été aussi dedans que The Shining (le livre que j'ai probablement dévoré le plus rapidement de ma vie), mais il y avait cette force, cette atmosphère lourde et parfois belle... C'était perturbant, peu de le dire. Perturbant.

    Posté par Alex, 27 avril 2009 à 23:29 | | Répondre
  • @ Alex : content de te voir ici!

    En ce qui concerne Richard Bachman, disons qu'il aborde des thèmes que Stephen King ne voulait (ou ne pouvait?) pas nécessairement aborder sous son vrai nom. Mais « Sac d'os » a été une superbe découverte au moment où je croyais que le « King » ne pouvait plus me surprendre!

    Posté par Blogue_l'Eponge, 29 avril 2009 à 00:00 | | Répondre
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