30 juin 2008

Les héritiers du « Da Vinci Code »

Je ne sais pas si c'est seulement une impression, mais il me semble que depuis la sortie extrêmement médiatisée du « Da Vinci Code » de Dan Brown, le nombre d'oeuvres mettant en scène une course-poursuite à propos d'une conspiration religieuse se sont multipliées comme les poissons aux noces de Canaa... (je sais, métaphore douteuse, mais ne vous en faites pas, je travaillerai les prochaines!)

Bref, je veux vous parler d'Alexandria Link (en version française : « Le Secret d'Alexandrie ») de Steve Berry. Le protagoniste, Cotton Malone, ancien agent gouvernemental retraité et reconverti dans la vente de livres rares, se voit forcé de reprendre du service lorsque son fils est kidnappé par de mystérieux individus qui veulent l'obliger à révéler où se trouve le « Alexandria Link » dont le titre fait mention. Ce fameux lien permettrait en fait de retrouver la mythique bibliothèque d'Alexandrie, mystérieusement disparue après l'invasion de la ville par l'armée musulmane il y a de cela plusieurs siècles.

Or, il s'avère que dans cette fameuse bibliothèque, on y retrouverait une bible en araméen, datant d'avant la naissance de Jésus-Christ et qui, placée entre de mauvaises mains, pourrait chambouler l'ordre mondial et remettre en question les fondements des trois plus grandes religions du monde (eh oui, rien de moins!)

Bien que j'ai volontairement associé ce livre à celui de Dan Brown, il ne faut pas prendre la comparaison au pied de la lettre. J'ai trouvé que le roman de Berry était mieux écrit et surtout, mieux documenté. En effet, l'auteur a la gentillesse (et oserai-je dire le professionnalisme?) d'inclure, en appendice, un petit compte-rendu de ce qui est historiquement correct, et de ce qui relève de la fiction, en plus de nous révéler certaines de ses sources historiques.

Le seul bémol que j'apporterais se situe (malheureusement!) à la fin du récit, lorsque toutes les pièces du puzzle habilement construit par l'auteur se mettent en place. Disons que j'ai eu l'impression que l'auteur n'avait plus le temps de bien mettre tous les éléments en place,  et qu'il avait dû boucler le roman à toute vitesse, ce qui m'a quelque peu laissé sur ma faim.

Mais « The Alexandria Link » demeure toutefois un bon roman d'aventure, pour ceux qui n'en n'ont jamais assez de courses-poursuites basées sur de vieux documents perdus.

La note : 3.5 signets sur 5

Posté par blogueleponge à 03:17 - - Commentaires [5] - Permalien [#]


Commentaires sur Les héritiers du « Da Vinci Code »

  • Je trouve qu'il arrive souvent que la fin des polars ou autres genres de romans à suspens soit décevante, même chez d'excellents auteurs.

    En passant, Da Vinci Code n'est pas difficile à battre; à mon avis, c'est un roman très moyen qui comporte bien des incohérences. M'enfin...

    Longue vie à ton nouveau blogue.

    Posté par Hortensia, 30 juin 2008 à 16:29 | | Répondre
  • Le gros problème avec Dan Brown, à mon avis, c'est que ses romans viennent par paires (!) Eh oui! Si tu as lu « Da Vinci Code », « Angels and demons » va te sembler très familier (mais avec 30% plus d'incohérences en prime!). Et c'est la même chose pour « Deception point » et « Digital fortress », qui reprennent sans trop de changement les mêmes moules narratifs...

    Mais bon, dans le cas de Berry, je ne me décourage pas, j'ai déjà emprunté « The Templar Legacy », où il est question du trésor perdu des Templiers... Je t'en redonne des nouvelles!

    Et merci pour les voeux, ça me touche beaucoup!

    Posté par Blogue_l'Eponge, 30 juin 2008 à 23:22 | | Répondre
  • Tu connais déjà mon opinion sur Da Vinci Code... Après le chapitre 2, je l'ai lancé au loin...lololol...
    Mais je te fais parvenir le Da Monopoli Code dès aujourd'hui... Il est beaucoup plus drôle, simplement parce que ça ne se prend pas au sérieux... mais je ne l'ai pas lu en entier non plus...

    Posté par Jo, 02 juillet 2008 à 12:50 | | Répondre
  • Retirez le côté pseudo-...

    religieux et que reste-t-il à l'intrigue? Pas grand chose. Voyant le succès phénoménal de ce roman, je me suis dit qu'il fallait le lire... Lorsque j'ai lu la dernière ligne, je me dit "tout ça pour ça?!" Ce qui est dommage, c'est que depuis, il y a une tonne de "Da Vinci Code-like", si je puis l'exprimer ainsi. Une intrigue simple emballée dans une atmosphère pseudo-religieuse criblée d'incohérences.

    Posté par Sal_Min, 15 juillet 2008 à 11:27 | | Répondre
  • @ Sal_Min : Bienvenue chez moi! J'espère que tu trouveras des suggestions de lectures intéressantes!

    Pour ce qui est du phénomène « Da Vinci Code-like » (belle expression en passant!), je suis tombé sur un petit encart dans le « Ici » de cette semaine et j'ai emprunté « The Book of air and shadows » (Le livre de l'air et des ombres) de Michael Gruber, à propos d'une chasse au trésor impliquant un manuscrit de Shakespeare...

    Je vous en redonne des nouvelles au courant de l'été!

    Posté par Blogue_l'Eponge, 16 juillet 2008 à 01:05 | | Répondre
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